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Guerre au Moyen-Orient : 9 entreprises de construction sur 10 s'attendent à une hausse des prix

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89 % des entreprises de construction et d’installation craignent une hausse des prix des matériaux au cours des prochaines semaines, consécutivement à la guerre au Moyen-Orient, selon une enquête menée par Embuild. Près de la moitié des entreprises de construction ont inclus une clause de révision des prix dans leurs contrats, mais seulement 6 entreprises sur 10 ont également l'intention de l'appliquer afin de compenser en partie les hausses de prix. Seulement un quart de toutes les entreprises envisagent donc de répercuter la hausse des prix par le biais d'une telle clause. La plupart des entreprises de construction souhaitent préserver la relation avec leurs clients et tenteront d’abord d’absorber elles-mêmes les hausses de prix. « Nous recommandons toujours aux entreprises de construction de travailler avec des clauses de révision des prix dans leurs contrats, car le marché des matériaux est encore trop volatile, surtout en ces temps de grands chocs internationaux », conseille Niko Demeester, Administrateur délégué d'Embuild.

Entre 2020 et 2024, les prix des matériaux de construction avaient augmenté en moyenne de 35 %, en raison de la crise du Covid et de la guerre en Ukraine. Depuis l’année dernière, les prix des matériaux s’étaient stabilisés, mais la guerre au Moyen-Orient menace aujourd'hui de bouleverser à nouveau cette situation. 89 % des entreprises de construction et d'installation craignent une hausse des prix dans les semaines à venir. 35 % tablent sur une hausse du prix des matériaux de construction comprise entre 1 et 10 %, 39 % entre 11 et 20 %, et un quart craint des hausses de prix de 20 % et plus.

Il ressort de cette même enquête que 46 % des entreprises de construction et d'installation ont inclus une clause de révision des prix dans leurs contrats. Parmi ces entreprises, 61 % ont également l'intention d'activer cette clause dès maintenant. Au total, cela représente donc qu'un quart (28 %) de toutes les entreprises qui envisagent de répercuter la hausse des prix par le biais d'une telle clause.

« Nous recommandons de toute façon à toutes les entreprises de construction et d'installation d'inclure systématiquement une clause de révision dans chaque contrat qu'elles établissent. On parle alors d'un contrat équilibré dans lequel les deux parties savent à quoi s'en tenir, ce qui évite que les hausses de prix ne soient entièrement à la charge de l'entrepreneur.C'est certainement le meilleur moyen de conclure un contrat transparent, surtout en période de conflits géopolitiques majeurs, qui entraînent presque toujours des fluctuations de prix importantes et imprévisibles », explique Niko Demeester, CEO d'Embuild.

59 % des entreprises de construction et d'installation s'attendent également à des problèmes d'approvisionnement en matériaux de construction dans les semaines à venir en raison de la guerre au Moyen-Orient. Cela pourrait entraîner un retard dans la livraison de certains chantiers, même s'il est encore trop tôt pour se prononcer à ce sujet. 36 % des entreprises de construction incluent dans leurs contrats une clause relative au délai de livraison indicatif. Ce document indique la date approximative à laquelle les travaux ou la réception auront lieu. En d'autres termes, il s'agit d'un accord souple dans le cadre duquel l'entrepreneur ne s'engage pas juridiquement à respecter une échéance stricte. Embuild recommande également aux entreprises de construction et d'installation d'inclure systématiquement une telle clause dans leurs contrats.

Niko Demeester, Administrateur délégué d’Embuild, explique : « Cette guerre et ses répercussions sur notre pays démontrent une fois de plus qu'il est avantageux d'investir dans la construction ou la rénovation d'un logement économe en énergie. Les logements économes en énergie consomment systématiquement moins de gaz, de mazout ou d'électricité. Ainsi, les habitants sont moins exposés aux crises énergétiques internationales, provoquées par des conflits comme celui-ci qui font grimper les prix du gaz ou du pétrole. Ceux qui consomment peu d'énergie ressentent beaucoup moins l'impact des hausses de prix sur leur facture. »