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La hausse des taux d’intérêt plonge la construction de nouveaux logements encore davantage dans le rouge

Twee woningen in rode baksteen.

Dans 7 entreprises de construction et d’installation sur 10, le carnet de commandes est actuellement moins bien rempli qu’en temps normal. Au cours des six derniers mois, 72 % d’entre elles ont constaté une diminution du nombre de nouveaux contacts susceptibles de déboucher sur un contrat. C’est ce qui ressort de la nouvelle enquête conjoncturelle d’Embuild, à laquelle 200 entreprises ont participé. La construction de nouveaux logements est particulièrement en difficulté et ne voit aucune lumière au bout du tunnel. En effet, 53 % des constructeurs de logements s’attendent à une année 2027 encore plus mauvaise. « Après la hausse des prix des matériaux de construction, l’augmentation des taux d’intérêt rend désormais les emprunts nettement plus coûteux », déclare Niko Demeester, CEO d’Embuild. « Pour éviter une aggravation de la crise du logement, une réduction de la TVA sur les nouveaux logements est absolument indispensable. »

Les chiffres de l’enquête conjoncturelle de la fédération de la construction Embuild sont clairs. La crise dans le secteur se poursuit et se fait même sentir de plus en plus fortement. Dans 67 % des entreprises de construction et d’installation, le carnet de commandes est moins bien rempli qu’en temps normal. Au début de cette année, ce n’était « encore » le cas que pour 58 % des entreprises. En outre, 72 % des entreprises de construction ont constaté une diminution du nombre de nouveaux contacts au cours des six derniers mois. Début 2026, cette proportion était moins élevée et s’établissait à 58 %. « Les entreprises voient leur carnet de commandes se vider et reçoivent de moins en moins de nouvelles demandes. C’est un signal clair que le marasme conjoncturel dans le secteur de la construction et de l’installation est loin d’être terminé », précise Niko Demeester, CEO d’Embuild.

La construction de nouveaux logements est particulièrement en difficulté et ne voit aucune amélioration se profiler. Pas moins de 53 % des constructeurs de logements s’attendent même à une nouvelle détérioration en 2027. À titre de comparaison, au début de cette année, « seulement » 40 % des entreprises actives dans la construction de logements tablaient sur une année 2026 moins favorable. Selon les prévisions économiques d’Embuild, l’activité dans la construction de nouveaux logements reculera de 1 % l’année prochaine, alors que ce segment est déjà en déclin depuis 2022. Après la hausse des prix de plusieurs matériaux de construction courants, tels que les matériaux isolants, l’acier, le béton ou le PVC, provoquée par le conflit au Moyen-Orient, l’augmentation des taux d’intérêt constitue désormais un frein supplémentaire pour les consommateurs. Une personne qui emprunte aujourd’hui 250 000 euros paiera environ 27 000 euros de plus qu’il y a un an en raison de la hausse des taux d’intérêt, pour un prêt sur 25 ans.

Pourtant, pas moins de 900 000 logements supplémentaires seront nécessaires dans notre pays d’ici 2050, en raison des évolutions démographiques, de l’évolution des besoins en matière de logement (avec davantage de personnes seules, de familles monoparentales et de personnes âgées vivant plus longtemps de manière autonome), ainsi que de l’augmentation structurelle de la demande de résidences secondaires.

« Dans le cadre des négociations budgétaires fédérales, Embuild demande dès lors l’instauration d’un taux de TVA réduit pour la construction et l’achat de l’habitation propre et unique, ainsi que pour les logements mis en location pendant au moins quinze ans. Dans les deux cas, la superficie serait limitée », explique Niko Demeester, administrateur délégué d’Embuild. Aujourd’hui, plus de la moitié du prix d’une habitation neuve revient aux pouvoirs publics sous la forme de charges fiscales et sociales (notamment la TVA, les droits d’enregistrement, l’impôt des sociétés, les cotisations de sécurité sociale, l’impôt des personnes physiques, …). Pour de nombreux ménages, faire construire ou acheter un logement devient dès lors financièrement inaccessible.